Vaccination dans les EHPAD rétais, c’est parti !

Si les premières vaccinations ont commencé sur le continent depuis le 7 janvier, elles prennent leur envol sur l’Île de Ré en cette seconde quinzaine de janvier
Réceptionnées par le Groupe Hospitalier Littoral Atlantique le mercredi 6 janvier, les doses de vaccins qui arrivent depuis régulièrement, ont été distribuées dans les établissements du Groupe, mais aussi aux cliniques et structures privées du nord du département. Depuis le 11 janvier, elles sont également livrées dans les centres de vaccination.
A l’hôpital de Saint-Martin
Sur l’Île de Ré, la vaccination dans les EHPAD rétais, de leurs résidents et personnels soignants a été finalement simultanée à l’ouverture du centre rétais (et martinais) à destination dans un premier temps des personnes de plus de 75 ans hors EHPAD ou présentant des maladies induisant une forte comorbidité. A l’EHPAD, elle s’est déroulée les 18 et 19 janvier.
Les structures de Sainte-Marie et Ars sont prêtes
A l’heure où s’écrivent ces lignes, les deux structures privées du sud (La Tonnelle) et du nord (Korian) de l’île mettent la main aux derniers préparatifs, pour une vaccination qui interviendra plutôt sur la fin janvier avec le vaccin Pfizer dont la conservation indispensable à -80° suppose une organisation sans faille et de ne pas perdre de temps entre la livraison dans les officines, l’arrivée dans les établissements et la vaccination effective.
« Le vaccin arrive en multidoses », explique le Docteur Dehen de l’EHPAD Korian à Ars. Charge au personnel soignant de préparer les doses et de vacciner les résidents dans le respect consciencieux d’un protocole strict. Inutile de dire que toutes les équipes sont mobilisées.
Un gros travail préparatoire
A Saint-Martin, Ars ou Sainte-Marie, voilà déjà longtemps que les personnels travaillent à la préparation de cette campagne, notamment en raison de la nécessité absolue du consentement. « Au début, cela m’a fait un peu peur », reconnaît Laëticia Biard. Son maître mot, l’organisation. La Directrice de la Résidence des Tonnelles à Sainte-Marie dispose d’un tableau sur lequel elle référence tout et qu’elle met à jour « au fil de l’eau ». « Nous devons être très rigoureux dans le suivi des consentements », explique-t-elle « car nous avons une dead-line pour fournir à nos officines un point sur le nombre de doses dont nous aurons besoin ».
Etape cruciale, le consentement
« Il y a beaucoup d’échanges », poursuit de son côté le Docteur Dehene à Ars. « Ça se passe bien, nous avons un bon taux vaccinal », poursuit la professionnelle de santé. A Ars, où la situation est un peu particulière en raison des cas récents de COVID, les personnes touchées ne seront pas vaccinées avant un délai de trois mois, selon les consignes sanitaires. Mais heureusement, les asymptomatiques étaient nombreux.
A Sainte-Marie, Laëticia Biard est très vigilante sur la préparation administrative et veille à ce que tous les dossiers soient « bien ficelés ». Là aussi, malgré les lourdeurs administratives, tout se passe bien.
Rappelons que chaque résidant doit bénéficier d’une consultation pré-vaccinale avec son médecin traitant, en vue d’une autorisation écrite. Selon sa capacité ou pas de se positionner, le consentement est établi directement avec lui ou avec le recours de la personne de confiance (si elle existe), d’un membre de la famille ou éventuellement d’un tuteur légal. Mais dans tous les cas, considérant qu’il s’agit d’un « acte sur personne », le consentement direct reste le véritable objectif.
Attendue avec impatience, la vaccination concerne aussi les personnels soignants. Ce qui n’empêche pas les mesures de sécurité d’être déjà la règle. A Sainte-Marie, Laëticia Biard nous précise : « tout le personnel est testé toutes les semaines depuis un mois ainsi que les intervenants extérieurs ». « Et tout le monde joue le jeu » se réjouit-elle. Bien sûr, il faudra ensuite recommencer avec l’administration des secondes doses. Mais les établissements sont prêts.
Pour tous, résidants, familles et personnels, la campagne de vaccination arrive comme une lumière au bout d’un long tunnel. « Espérons que ce soit la dernière ligne droite », conclut Laëticia Biard. « Il faut qu’on en sorte, de la situation sanitaire et du marasme économique », renchérit à Ars, le Docteur Dehene.
Lire aussi
-
Social
Grand succès pour la soirée des 20 ans !
Le 15 mars dernier, l’association Un bateau pour Ré, créée par Tonia de Turckheim, fêtait ses vingt ans. 155 convives ont pu profiter d’un dîner-conférence, avec plusieurs prises de paroles autour de thèmes chers à l’association : l’esprit d’équipe et la ténacité face aux défis de la vie.
-
Social
Créer du lien social… en se faisant plaisir !
C’est la recommandation de Marie-Françoise Bernard aux membres de l’association dont elle est la présidente, Riv ‘Sourires, lors de l’ouverture de l’Assemble Générale du 10 mars dernier à Rivedoux.
-
Social
Un anniversaire qui fait parler de lui
Les 12 et 13 avril prochains, la commune de Rivedoux fêtera l’anniversaire des 80 ans du droit de vote des femmes.
Je souhaite réagir à cet article