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Retour vers le futur
À la Galerie Glineur, la saison démarre sur un temps fort : le vernissage, le 15 mai, de l’exposition de Tony Soulié, figure emblématique de la Nouvelle Abstraction Française.
Peintre atypique de sa génération, Tony Soulié est né en 1955. Artiste multiple, il s’exprime à travers la poésie, la sculpture, la photo aussi bien que la peinture ou la gravure et ses oeuvres mixtes mêlent photographie et peinture. Plus d’une centaine d’expositions personnelles lui ont été consacrées dans le monde. Ses toiles sont en bonne place dans les grands musées internationaux et bon nombre de collections privées.
Du 15 mai au 26 mai, il présentera une trentaine de toiles à la Galerie Glineur. C’est une première dans l’île, mais on a déjà pu rencontrer Tony Soulié à La Rochelle, en 2012, lorsque la ville lui avait demandé d’investir certains sites dont le Centre Intermondes.
Globe-trotter affamé d’ailleurs, dont il nourrit son oeuvre, Tony Soulié parcourt le monde dans ces contrées les plus extrêmes, des déserts aux mégapoles américaines, avant de revenir se poser à son atelier. L’exposition de la Galerie Glineur présente d’ailleurs plusieurs toiles ou « photo-peintures » comme aime à les nommer l’artiste, représentant un Miami imaginaire. La photo est présente, souvent retravaillée, magnifiée pour créer une émotion et sur laquelle viennent se poser peinture et pigments dans une palette de couleurs propres à recréer le monde de l’artiste. Les teintes qui dominent ces dernières années semblent plus claires avec, dans le cadre particulier de cette exposition, des ocres, un rouge orangé qui théâtralise la scène tout en lui donnant de la profondeur comme dans « La fenêtre de Matisse » et partout cet extraordinaire turquoise qui ouvre une porte sur l’univers.
Sous la maîtrise technique et l’élégance équilibrée des compositions et du trait, on sent poindre le feu et la passion. Le lien au monde, même s’il est réfléchi, reste charnel et l’histoire qu’il nous raconte évoque des horizons infinis.

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