« La mer c’est sympa, mais c’est dangereux aussi… »

Chaque année en début de saison la préfecture lance une campagne de sensibilisation aux règles de sécurité en mer. Un petit rappel des bonnes pratiques loin d’être superflu…
Mercredi 11 juillet, 14h45 : briefing général à la Capitainerie des Minimes. Tous les acteurs de la protection du littoral sont au taquet, attentifs aux instructions de Marina Pionchon (responsable de la police en mer) qui coordonne l’opération de contrôle du jour. Dans le viseur : les loisirs nautiques et l’imprudence des plaisanciers.
Ha les vacances… Moments de détente tant convoités, bulle de lâcher-prise espérée de longs mois pour enfin tout oublier des contraintes accumulées dans l’hiver…
Insouciance, négligence ? Depuis quelques années l’État met l’accent sur la vigilance en vacances, préoccupation objet d’un plan dit « interministériel » puisqu’il convoque en effet tous les postes propres à assurer la sécurité des estivants, qu’on touche à l’économie, la santé, le social et bien sûr la sécurité.
« La mer c’est sympa, mais c’est dangereux aussi » lance Marina en préambule, souriante mais néanmoins ferme pour préparer cette opération-communication qu’elle dirige avec son groupe (L’Unité Littorale des Affaires Maritimes) mais aussi la gendarmerie maritime et les douanes à la demande de la Direction départementale des territoires de la mer (DDTM).
Elle rappelle l’objectif « sensibiliser, remémorer les consignes et donner les conseils ». Puis elle souligne aussi les 39 décès l’an dernier sur la façade atlantique, liés à la persistance de comportements imprudents comme la méconnaissance des phénomènes de marée ou l’absence de prise en compte des prévisions météorologiques.
Cette année, elle suggère trois questions clés pour ces interpellations qui se veulent avant tout préventives, mais avec toutefois un enjeu vital : Savez-vous à quelle heure est la marée basse et son coefficient ? Que vous reste t-il comme carburant dans le réservoir ? Quels sont vos premiers réflexes en cas de chute à l’eau ?

Opération d’envergure pour un contrôle aléatoire
Police, gendarmerie, douanes, capitainerie : les vedettes sont lancées pour donner les bons conseils.
Plouf-plouf ce sera toi qui plongeras ! Bateaux à voiles ou moteur, jet-skis, planches, bouées tractées ; c’était un peu au hasard, pas question de traquer, juste de manifester une présence perçue finalement comme rassurante. Un plaisancier spécialiste du pertuis breton où on l’accoste avoue sa surprise de vivre son premier contrôle en trente ans de navigation.
Alors ? Intervention justifiée. L’habitué approuve mais questionne « comment aurais-je pu savoir que mes gilets de sauvetage ne sont plus homologués ? ». En principe l’amende s’élève à 180 € par passager, un rappel à l’ordre fera cette fois l’affaire.
L’idée aujourd’hui c’est de rappeler les basiques que Marina résume en trois priorités : « connaître le milieu dans lequel on évolue, maîtriser l’activité qu’on pratique et évaluer son endurance, ses propres limites. Chaque usager de la mer doit être potentiellement acteur de son sauvetage ».
En revanche tolérance zéro sur les comportements dangereux et alerte sur les excès de vitesse sur la bande des 300 mètres des chenaux. Les infractions du jour donneront lieu à une convocation au tribunal vendredi 13 à 10h.
En fin de mission à 20h, deux PV pour conduite au delà des 5 noeuds réglementés dans le chenal auront été dressés, un défaut de permis sanctionné et 14 avertissements formulés sur 78 interpellations.
Marie-Victoire Vergnaud
Pour alerter les secours :
VHF (VHF 16) ou téléphone (196 : numéro direct vers le CROSS)

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