L’immeuble de la Congrégation des Soeurs de la Sagesse acquis par la mairie de la Flotte

Lors du dernier conseil municipal, c’est l’ensemble des élus qui a donné son accord pour l’acquisition et la réhabilitation par la commune, de l’immeuble situé au 1 rue Gustave Dechézeaux suite au départ des Soeurs de la Sagesse de la Flotte*.
Léon Gendre, maire de la Flotte, ne souhaitait pas voir ce bien immobilier, véritable patrimoine flottais, tomber dans les mains de marchands de biens spéculateurs. Sa volonté étant de favoriser l’installation au coeur du village de jeunes couples exerçant une activité tout en bénéficiant d’un loyer à leur portée.
Une congrégation qui a participé activement à la vie de la commune**
Le 29 août 1725, Marie-Louise Trichet la Mère Fondatrice, envoyait deux Soeurs dans la commune de la Flotte ayant pour mission de dispenser les soins à l’hospice près de l’Eglise et d’instruire les jeunes filles qui à cette époque n’avaient pas d’école. C’était il y a bien longtemps, près de trois siècles. Depuis, la société civile s’est structurée, organisée et a pris en charge de nombreux services assumés à l’époque par des religieux et religieuses. Les hôpitaux sont devenus civils pour la très grande majorité, le service d’éducation est assumé par l’Etat tout en maintenant un réseau d’école privée confessionnelle. Ainsi, l’école Sainte-Catherine fait partie du réseau de la Sagesse. Grâce aux Soeurs de la Sagesse, la commune de la Flotte a pu bénéficier très tôt d’un système de santé de proximité : l’hospice près de l’église, le dispensaire installé rue Gustave Dechézeaux et enfin le cabinet infirmier place de Verdun. Cette dernière action de soins était le lancement des cabinets libéraux qui se sont développés. Toujours grâce aux Soeurs de la Sagesse, les jeunes filles, en 1725 ont pu avoir accès à l’éducation dispensée qu’aux garçons. En 1863, elles reçurent le titre d’institutrices communales, conservé jusqu’en 1878. Puis ce fût l’ouverture de l’école laïque des filles sur le cours (actuel bâtiment des banques). L’école Sainte-Catherine est encore ouverte aujourd’hui et perdure. Leur départ signe un chapitre de l’histoire flottaise qui s’achève. Le Couvent de la rue Gustave Dechézeaux était un lieu important, reconnu par tous, quelles que soient les opinions et les pratiques. C’était un lieu ouvert où tout le monde pouvait frapper.
Une réhabilitation pour créer 4 appartements et un local commercial
La commune a donc fait valoir son droit de préemption pour l’acquisition de cet immeuble. Une fois l’estimation réalisée par France Domaines : 1.650.000 euros pour un bâtiment de 872 m², une parcelle de 13m² et un jardin potager de 370 m², le conseil municipal a voté, validant cet achat. Un prêt souscrit sur 40 ans auprès de la Caisse des Dépôts et Consignation financera cette acquisition. Concernant les travaux de rénovation, ils seront financés par la Mairie sur ses fonds propres. En septembre dernier, le lancement d’une consultation a été entamé pour le choix de la maîtrise d’oeuvre. Le démarrage des travaux étant prévu en juin 2019 avec une livraison en mars 2020. Quatre appartements de 80 m² chacun sur deux étages, à loyers intermédiaires, et un local à visée commerciale au rezde- chaussée, constitueront le projet final. L’objectif étant de permettre à des familles de reconquérir le centre bourg pour y vivre à l’année et d’installer un commerce pérenne avec une offre utile que les Flottais ne trouvent pas ou plus aujourd’hui dans le coeur du village. Ce projet renforcera l’attractivité du centre de la Flotte et va dans le sens de la politique de valorisation de la commune puisque l’intégralité du volume du bâtiment est protégée, la façade intouchable, les travaux se limitant à la rénovation intérieure et à une ouverture sur une façade non protégée pour aménager le local commercial.
Florence Sabourin
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