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Le Musée Ernest Cognacq ouvre un nouveau chapitre
Derrière ses portes encore closes, le musée Ernest Cognacq se concentre sur la nouvelle aile contemporaine bientôt dévoilée.

Nul bruit dans les salles désertées mais l’heure n’est pas à l’oisiveté : après une inauguration officielle le matin, le musée ouvrira ses portes au public le samedi 30 mars à 14h sur une aile contemporaine réinventée. Autour d’elle, un programme d’animations festives sur deux jours. Dernière ligne droite pour Christelle Rivalland et son équipe.
« Raconter l’histoire autrement »
C’est ainsi que la directrice du musée résume la démarche entreprise, émanant de l’expérience de l’exposition existante. « Une base solide » pour Chr i s tel le qui , l’ayant pratiquée pendant douze ans, en connaissait points forts et problèmes. Le travail a été réalisé avec l’agence rochelaise In Site et sa directrice, l’architecte scénographe Agnès Badiche, s’appuyant également sur les compétences d’un réalisateur, d’une graphiste et d’une société d’agencement. Après un synopsis validé il y a un an et le temps du marché public, les travaux ont pu commencer en septembre dernier.
Enrichissement et modernité
Outre que le corpus a été augmenté, passant d’une centaine de pièces à environ deux cents, le visiteur aura la surprise de moments immersifs, tel ce film racontant le siège de l’Île de Ré en 1627. « Nous sommes vraiment avec les mousquetaires, c’est vivant », sourit Christelle Rivalland, évoquant l’évolution des attentes du public actuel et la nécessité d’une modernité qui se retrouvera également dans la scénographie volontairement colorée et cloisonnée pour mieux délimiter les époques et les sujets et se mettre ainsi « davantage au service du propos ». Ainsi, il a fallu aussi procéder à l’écriture de tous les textes : « Ils étaient bien trop longs avec de nombreuses redites. Il s’agissait donc d’aller à l’essentiel et ce n’est pas si simple », se rappelle Christelle.
L’Île de Ré en cinq séquences
En introduction, la fondation du musée orchestrée comme un cabinet de curiosités et permettant de « montrer quelques objets plus exotiques », préalable à un premier espace morpho-géographique, présentant cartographie et phases de peuplement depuis la période néolithique. Vient ensuite l’émergence d’une société bourgeoise por tuai re, s ’enr ichi s sant du commerce du sel et du vin, section permettant de « valoriser le mécénat de l’AAMEC », souligne Christelle. Troisième thématique, Ré sentinelle des Pertuis, le rôle stratégique et militaire du territoire du 17ème siècle à la seconde guerre mondiale. Nous voilà déjà au 19ème siècle : phylloxera, tentatives d’industrialisation précédant l’avènement du tourisme, voilà une époque bouleversée et une séquence enrichie de grands formats, bancs d’écoutes et diaporama.
Le cinquième et dernier espace s’appuie quant à lui sur un espace conservé, centré sur l’histoire pénitentiaire : le bagne, pourquoi le choix de Saint-Martin comme lieu de départ vers la Guyane…
Des nouveautés
Outre l’utilisation des technologies immersives, des pas de côté tout au long du parcours, pour aborder des thématiques importantes comme le protestantisme, la pêche à pied ou encore la franc-maçonnerie, « sujet très demandé », précise Christelle. Ajoutons-y des focus, par exemple sur la Révolution et la question des prêtres réfractaires, ou encore sur l’île au temps de la seconde guerre mondiale. Enfin, des points d’actualité livreront une information contemporaine et seront modifiés régulièrement.
A quelques semaines de l’inauguration, Christelle a bien sûr hâte de voir le résultat final. « C’est une étape importante dans une carrière et un travail très satisfaisant intellectuellement », nous confiet- elle. Rendez-vous est donc pris le 30 mars car nous aussi, on a hâte…
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