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L’artiste loidaise Agnès Boulloche vient de nous quitter

Agnès est née en 1951, elle passe une partie de sa petite enfance au Maroc. Dans les années 1960, sa famille s’installe à Paris. Très jeune, elle suit des cours de dessin, mais, tout au long de sa carrière, elle se qualifiera d’autodidacte.
Agnès peint à l’huile sur des panneaux de bois. Les thèmes de son inspiration sont des créatures mi-hommes, mi-bêtes, mais « plus qu’humaines », selon ses propres propos. Ses tableaux ont été exposés à Paris, dans plusieurs pays d’Europe, aux Etats-Unis, ainsi qu’en Afrique. Son oeuvre fait ressortir le pouvoir de la couleur qui s’exprime dans un monde fantastique. Un univers de silence, une invitation au voyage dans un pays idéal où le rêve l’emporte sur la réalité. Un critique d’art a écrit, un jour, « Agnès est une revenante qui rêve les yeux grands ouverts… ».
Elle est l’auteur d’un « Dictionnaire des symboles », où l’on peut lire, par exemple :
“ Arbre : comme une falaise, il soutient le ciel.
Chapeau : il abrite les idées folles.
Lune : s’en servir de cagoule pour mieux rêver… ”
Loidaise avant tout
Agnès s’est installée à Loix, il y a vingt-cinq ans. Elle est présente dans la vie rétaise (l’un de ses tableaux a servi de support pour l’affiche du salon « L’île aux livres », l’été 2017). Mais, c’est pour son petit village qu’elle a adopté, dès son arrivée, qu’elle s’investit le plus. Elle a décoré, de son style, la plupart des noms de rues de sa commune.
Julie Lipinski, sa fille, également artiste et demeurant, elle aussi à Loix, nous confie : « Pour la première fois de sa vie, ma mère s’est enracinée quelque part, elle avait un amour très profond pour Loix, et une relation très forte avec les Loidais. Ma mère était entière et vraie dans ses relations et ses propos, ce qui occasionnait, parfois, quelques heurts. Sa personnalité était unique, et sa vision de la vie et des choses, tout autant. Bref, comme on n’a pas deux mamans et qu’il n’existe pas deux Agnès Boulloche, elle va terriblement me manquer… ».
Nous avons une pensée émue pour Michel, son compagnon, Julie et Thibault, sa fille et son gendre, Swan et Marlow, ses petits-fils, ainsi que pour toute sa famille.
Samedi 20 avril, ses amis sont venus lui rendre un dernier hommage au port de Loix, un endroit qu’elle affectionnait particulièrement, où ses cendres ont été dispersées.
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