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Gwenaëlle Le Mée, une artiste singulière

Photographe plasticienne, Gwenaëlle Le Mée mêle à l’image le travail de la peinture. Ses oeuvres sont aussi une déclaration d’amour à l’île de Ré, le paradis de son enfance, le repère familial et désormais son havre de paix quotidien.
Après une carrière professionnelle de journaliste menée tambour battant dans les médias audiovisuels comme LCI et France Info TV, une vie d’expatriée partagée entre le Liban et le Qatar, un divorce, elle est malmenée par deux cancers. Gwenaëlle revient alors sur les terres familiales pour s’ancrer dans une nouvelle vie et s’adonner à la création artistique. Depuis toute petite, elle dessine beaucoup initiée par une maman peintre. Ses parents étaient antiquaires à La Flotte, sa soeur galeriste aussi à La Flotte, la fibre artistique habite cette famille. Même si elle a choisi de s’orienter vers des études de communication, dans son métier de journaliste, l’image a toujours résonné en elle et ce goût pour l’esthétique est omniprésent dans son travail à travers ses reportages, ses émissions ou montages.
Mariée à un photographe, elle accompagne son mari dans la création d’une agence de presse photographique, puis une maison d’édition à Beyrouth et à Doha pendant les dix ans d’une première vie. Ainsi, pendant son expatriation, elle obtient à distance sa licence en arts plastiques à La Sorbonne tout en se formant dans divers cours de techniques et ateliers suivis en France et à l’étranger.
C’est l’expérience de la maladie et ce chemin de temps à autre chaotique d’une vie, qui lui donne un second souffle et l’entraîne vers Ré, à La Couarde plus précisément où elle installe son propre atelier. Là, elle redécouvre son vieux boîtier Olympus argentique au fond d’une caisse. Il lui redonne le goût de l’objet, de la technique, c’est une évidence.
La photographie plasticienne, deux techniques…
Si la photographie fige le moment, la peinture amplifie et agit sur la matière tout en créant le mouvement. Elle avait envie d’aller plus loin qu’une simple photo et se l’approprier.
Gwenaëlle part de la photographie, sa matière première, puis la transforme, un peu à la manière de photoshop… mais à la main. Elle transfère l’image sur un support en bois recyclé, matière vibrante, puis elle ponce, cisèle, creuse, glace, ajoute acrylique, huile, pigments, encre, pastel, feuille d’or parfois pour la sublimer en oeuvre nouvelle, unique, originale et pleine de poésie. Son terrain de jeu : l’île de Ré à laquelle elle voue un véritable amour. Les paysages, la nature, la lumière, les villages, la douceur de vivre, le chant de l’océan l’apaisent et l’incitent à la création. Comme nous l’explique l’artiste : « Je travaille comme si je réparais quelque chose, un peu comme je l’ai été. Puis, petit à petit, à l’image de la vie où tout est mouvement et changement, je transforme en cheminant comme chacun (e) d’entre nous peut le faire dans sa vie. J’essaie d’aller vers le beau. Mon travail artistique évolue sans cesse, au rythme des idées, d’expérimentations, d’erreurs, d’envie. Comme pour tenter de sensibiliser ce monde effervescent à la fragilité de la vie. »
Ses oeuvres se déclinent en éditions limitées, photographies retravaillées puis tirées sur papier Fine Art ou en oeuvres uniques, sur bois.
Une consécration et reconnaissance de son travail
Choisie parmi plus de mille candidatures, elle est sélectionnée au Salon des Beaux-Arts avec la série « s’aimer à tout vent » se déroulant aux Jardins du Luxembourg à l’Orangerie du Sénat à Paris puis au Salon des artistes français au Grand Palais en 2022 et 2023. Elle est exposée également dans une galerie à Bordeaux. Son actualité estivale : du 15 au 30 juin, elle s’expose en solo à Ars au Cercle Nautique sur le port. Et du 1er au 12 juillet, elle participe au Festival Ile de Ré photo avec des tirages photos sur la thématique de l’océan. Du 29 juillet au 11 août, elle s’affichera à la Galerie Sénac à La Flotte.
CONTACT
Gwenaëlle Le Mée
www.gwenaellelemee.com
Instagram : glm.artist
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