Graine de nutrition : « Nous sommes ce que nous mangeons » disait Hippocrate

Delphine Negreanu, nouvellement installée sur l’île de Ré, se définit comme nutritionniste holistique. Afin d’en savoir plus sur ce métier, nous avons rencontré cette passionnée de nutrition
Elle est pour ainsi dire née dedans ! Avec des parents commerçants en alimentaire non loin de Paris, où tout était fait maison, la cuisine fait partie intégrante de son ADN. C’est donc tout naturellement qu’elle a souhaité devenir nutritionniste, avant de suivre une voie plus « classique » en intégrant une école de commerce, le souhait familial.
Un destin presque tout tracé
Sa carrière professionnelle démarre en marketing dans de grands groupes alimentaires comme Nestlé. Elle rencontre alors son mari et ils décident de partir s’installer à Londres. Là, elle se rend compte de la “mal-nutrition” : sandwichs à l’anglaise, sodas, glaces… et réalise qu’elle est gagnée par une grande fatigue. A ce moment-là, elle dévore beaucoup de livres autour de l’alimentation, parce qu’une prise de conscience est peu à peu en train de gagner l’opinion face à ces problèmes de santé publique. Sachant qu’elle a toujours, dans un coin de sa tête, l’envie de travailler autour de la nutrition… Finalement, pas très épanouie dans son job, essayant de faire un bébé sans succès, elle décide de sauter le pas et reprend des études à l’Institute for Optimum Nutrition et ce, pendant trois ans.
Convaincue de l’importance d’une alimentation équilibrée pour rester en bonne santé, elle a enfin trouvé sa voie. « Tout au long de mon par- cours, je me suis rendue compte de l’impact que pouvait avoir la nutrition sur l’énergie, le fait de pouvoir avoir un bébé plus facilement, sur le mental aussi… je me suis dit que c’était vraiment génial et que cela correspondait à ce que je voulais faire professionnellement. Lors de ma première grossesse, j’ai opté pour un mode alimentaire ayurvédique, basé sur une diététique indienne, composée d’épices pour aider à la bonne formation du bébé et à l’accouchement, accompagné de séances de méditation. Mon fils est en pleine santé, calme et très équilibré pour un garçon de quinze ans. Nous sommes ensuite rentrés en France en 2009 et je ne pouvais malheureusement pas m’installer avec mon diplôme anglais…
En l’absence de légitimité, j’ai choisi de réintégrer une entreprise en tant que salariée, toujours dans le domaine de la micro nutrition et de la phytothérapie, créée par un médecin qui possède d’ailleurs une maison sur l’Ile, la société Pileje. »
Installation en cabinet
« Puis, poussée par ma boss et très motivée par l’envie de m’installer en cabinet, j’ai décidé d’obtenir un BTS diététique avec le CNED, doublé d’une formation en nutrition comportementale. De quoi comprendre pourquoi on mange de telle ou telle façon, comment se déculpabiliser par rapport à son assiette, la motivation profonde… Bref, mieux comprendre comment on peut changer un com- portement alimentaire. Cette formation en nutrition comportementale m’a beaucoup apporté pour mes consultations. Il y a certes l’assiette mais aussi la tête, le corps et l’esprit. Il est nécessaire d’avoir une vision de la nutrition en mode comporte- mentale. Je ne peux pas aider mes patients seulement en leur disant ce qu’il faut manger. Chacun est différent, a une vie différente, des sensations différentes. J’ai donc ouvert mon cabinet à Paris dans le XVIIe arrondissement. Là, les consultations ont été très diverses, autour de la perte de poids bien sûr mais aussi des troubles digestifs, de la fatigue des enfants, des sportifs, le bien vieillir pour des personnes plus âgées…
Je fais également des conférences dans des entreprises comme l’Oréal, La Poste, Carrefour… sur les clés de l’alimentation ou comment bien manger pour être plus zen au bureau. Dans le cadre des « Journées de qualité au travail », je réalise des entretiens individuels sur des problématiques précises rencontrées par des salariés. J’ai également monté des ateliers de cuisine en petit comité sur le bien manger avec, par exemple : « j’arrête de me casser la tête avec les repas » ou « comment bien nourrir mon cerveau ? » a détaillé Delphine lors de notre entrevue.
Pourquoi l’ile de ré ?
« Lors du premier confinement, nous avons rejoint mes beaux-parents qui vivent à l’année sur l’Île depuis plus de trente ans. J’ai connu cet endroit de rêve grâce à mon mari et nous y venions très régulièrement en vacances. A chaque fois que je passe le pont, je me dis que c’est le paradis. Et là ce fut le déclic. Nous avions très envie de quitter Paris depuis quelque temps. Nous vivions à côté des Champs Elysées et même si nous allions en forêt ou à la cam- pagne le week-end, la nature et le bleu du ciel me manquaient. Nous avons alors découvert Sainte-Marie lors de grandes balades et nous nous sommes dits que c’était là que nous allions habiter. Nous avons donc déménagé définitivement en juin aux Grenettes. Et je cherche désormais à m’installer ici en partageant un cabinet une journée par semaine, mais pas spécialement dans un cabinet médical car je privilégie la nutrition et non la diététique. »
Une approche globale de la nutrition
Delphine ne vous donnera pas de régime restrictif ou répétitif. Il s’agit de nutrition holistique. Elle s’intéresse, de façon globale, à la nutrition dans le sens où la personne qui vient la consulter est considérée dans son ensemble : tant son état physique, émotionnel, spirituel et mental que le contexte social, environnemental, comportemental et financier. Plutôt que de traiter les symptômes particuliers de manière indépendante, elle traite la personne en tant qu’individualité à part entière, dans toute son originalité et sa complexité. Parfois, un simple conseil en nutrition vous relancera. Parfois, cela ne suffira pas. Il lui faudra alors explorer d’autres facettes de votre personnalité et com- prendre comment interagissent vos dimensions physique, émotionnelle et/ou spirituelle.
« La santé est un état d’équilibre et la maladie un état de déséquilibre. »
Quelques points de repères C’est un peu le Far West dans le domaine de la nutrition ! De nombreuses approches existent, elles semblent parfois en conflit les unes avec les autres et il est facile de s’y perdre. Le nombre d’individus souffrant de maladies chroniques (diabète, maladies cardiovasculaires, cancers, maladies mentales…) ne cesse d’augmenter dans nos sociétés. Un élan qui tend vers une médecine fonctionnelle et intégrative basée sur une approche scientifique moderne des problèmes de santé se développe fortement. 70 à 80% des maladies pourraient être prévenues et/ou guéries par une nutrition appropriée.
« Whole foods », nos aliments remèdes Dans notre monde moderne, il est tellement tentant de se tourner vers une alimentation facile et rapide : plats préparés surchauffés au micro- ondes, fast food, junk food… Tous ces produits ont bousculé notre manière de nous nourrir et sont devenus le choix le plus accessible et le plus abordable pour beaucoup. Bien qu’il soit parfois difficile de les éviter, ils ne devraient pourtant constituer qu’une infime part de notre alimentation, la base essentielle devant être constituée d’aliments naturels et complets. On appelle aliments complets les aliments le plus proche possible de leur état naturel, produits ou élevés de la manière la plus naturelle qui puisse être. Ces aliments complets apportent plus de minéraux, de vitamines et de nutriments que les aliments transformés.* *Source www.association-de-nutrition-holistique.ch
Contact : Delphine Negreanu 06 98 79 06 07 delphine@graine-de-nutrition.fr www.graine-de-nutrition.fr
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