Il a fallu vingt ans pour que les poteaux d’électrisation disparaissent du paysage loidais.
Lorsque je suis arrivé à la mairie en 1995, il y avait un projet, porté par Maurice Dupuy et René Hénaut adjoints, qui avaient pris en charge l’assainissement et le tout-à-l’égout. Parallèlement, François Blaizot, président du Conseil Général, avait donné l’impulsion via le Syndicat Départemental d’Électrifi – cation Rurale (SDER), pour dissimuler les réseaux Télécom, avec une prise en charge financière conséquente » se souvient Lionel Quillet, Maire de Loix. Vingt ans après, la boucle est quasi bouclée. D’importants travaux sont en cours entre le camping des Ilattes et la pointe du Grouin.
Des tranchées courent le long de la route, dans lesquelles seront déroulés les câbles de moyenne tension, les derniers câbles de basse tension, et ceux du téléphone. Un transformateur surélevé a été positionné au Grouin, avec un petit transformateur relais près du camping. Ces travaux sont onéreux. Au fil des ans, une partie a été prise en charge financièrement par les organismes d’électrification et de téléphone. Toutefois, depuis 1985, la commune a dû débourser 900 000 €, en faisant plusieurs fois appel à l’emprunt. « Nous voudrions faire la même chose aujourd’hui, ce serait bien plus compliqué. En 20 ans, les coûts de ce type de travaux ont été multipliés par deux » rajoute le Maire.
Il est loin le temps où les réseaux de moyenne tension, avec leurs gros transformateurs intégrés, partaient du Château d’eau, passaient sur la route du Pertuis, traversaient le ciel du camping pour arriver jusqu’au Grouin. Les réseaux des 51 rues et venelles de Loix vont donc être tous enfouis. Il reste encore, sur certaines maisons du centre du village, des vestiges de l’époque où lorsqu’on enlevait les poteaux électriques, les fils étaient ensuite posés sur les façades extérieures des maisons. L’heure est maintenant à la fibre optique et au haut débit pour internet, amélioration incontestable en matière de communication. Lors de la réalisation de la piste cyclable « La piste du sel » les réseaux y ont été enfouis en dessous.
S’il n’y a plus ni poteaux ni fils électriques, comment vont faire les oiseaux pour se rassembler avant leur migration ? Ils ont encore jusqu’à mars, date de fi n des travaux à Loix, pour trouver une idée.
La Flotte, précurseur en matière d’enfouissement des réseaux
Au centre de La Flotte, un pigeonnier en pierre de taille cache un transformateur
Les premiers effacements des réseaux aériens ont été réalisés en 1982, à la faveur de la construction des rues piétonnes et des terrasses du quai Sénac de Meilhan. Puis de 1991 à 1993, La Flotte a été transformée en vaste chantier, du Morinand au Bois Plage, limite de son territoire, jusqu’à l’orée de Rivedoux. « Tous les réseaux ont été enfouis, même jusqu’aux maisons les plus isolées, et ce, sur a totalité des 1232 ha du territoire de la commune. Une vraie épopée ! » raconte Léon Gendre, le maire. Les chiffres sont parlants : 85 km de câbles téléphoniques, 15 km de câbles moyenne tension, 42 km de câbles basse tension et de câbles d’éclairage public. Quinze transformateurs électriques ont été posés, en plus de ceux déjà existants, certains ont même été habillés de pierre de taille ou de bois.
Le tout a coûté 30 millions de francs, rénovation des rues comprises, soit 4 800 000 €. La commune de la Flotte en a supporté la moitié. Aujourd’hui il n’y a plus de traces de réseaux aériens. Il reste cependant la ligne haute tension, 90 000 volts. Elle part du tablier du pont, puis elle est souterraine à Rivedoux, et elle traverse La Flotte jusqu’au Morinand. Elle alimente toute l’île de Ré, elle est du ressort d’EDF.
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