Escale rhétaise pour Antoine Cornic entre deux étapes

Jeudi 12 octobre dernier, Antoine Cornic nous a fait le plaisir d’un petit café matinal chez Ré Monde à Rivedoux, agrémenté (le café) de délicieuses viennoiseries, le tout servi par son épouse Céline. En compagnie de l’incontournable Christian Karcher, il nous a raconté les aventures tumultueuses de sa première étape.
Problèmes techniques et grand coup de vent
Alors qu’il s’apprête à prendre l’avion pour rejoindre Les Canaries (et son bateau), Antoine aura eu fort à faire pendant sa petite semaine de pause auprès de sa famille.
C’est que cette première étape qui a conduit la Mini-Transat jusqu’aux Canaries a été fort agitée pour le navigateur en solitaire. Tout commence avec ce problème sur la fameuse pile. Puis ce sont les panneaux solaires dont deux sur trois ne produisent rien. Certes les deux batteries sont parfaitement opérationnelles puisqu’elles fonctionnent avec seulement 20% de charge mais quand même, Antoine est soumis à des économies drastiques d’énergie. Pire encore, sous les assauts conjoints du vent et d’une grosse mer en Corogne, la situation se fait éprouvante. Si Antoine finit par réussir à « affaler spi », le pilote automatique est cassé, l’aérien de tête de mât arraché et Antoine… Epuisé ! Après des dizaines d’heures à barrer, Antoine met le bateau en panne : il doit absolument dormir !
Pas question d’arrêter !
Il s’ensuit trois jours de réparation dans des conditions difficiles, Antoine peut enfin se relancer dans la course. Evidemment le retard pris est considérable. Mais c’est alors que le navigateur bénéficie d’un petit coup de pouce des divinités de la voile. Alors que ses concurrents sont au cœur d’une dépression, Antoine parvient à rester sur ses extrêmes bords à l’ouest. Résultat : il gagne un temps fou et vit trois jours de bonheur !
De retour sur la terre ferme, Antoine nous avoue que les trois derniers jours ont été terribles. Pourquoi ? Plus de vent du tout, « la pétole » comme on dit en jargon de marin. Dans cette platitude totale, la ligne d’arrivée paraît bien loin. Au final, Antoine sera quand même parvenu à rattraper 260 miles sur le premier. Une belle performance grâce à un mental à toute épreuve.
En route vers la seconde étape, Antoine repart avec un pilote réparé et deux panneaux solaires neufs. Mais pendant sa courte semaine rhétaise, Antoine aura pris le temps de retrouver aussi les élèves de CM2 de Rivedoux et ceux du Collège des Salières. Il aura eu aussi eu l’occasion de savourer le match du Stade Rochelais samedi même si, à l’approche du départ, le navigateur a déjà un peu l’esprit ailleurs. Car le 1er novembre, ce sera reparti pour 20 jours de mer. Bonne chance à Antoine et au bateau Destination Ile de Ré !
Pauline Leriche Rouard
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