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« Du théâtre pensé pour les enfants » : le festival « Les p’tits se réveillent » met le jeune public à l’honneur
Du samedi 2 au samedi 9 mars s’est tenue la 13e édition de ce festival pluridisciplinaire, organisé par La Maline en partenariat avec la CdC, adressé à nos tout-petits et nos un-peu-plus-grands.

Conçu autour de quatre spectacles qui en sont les temps forts, il propose aux enfants et à leurs accompagnateurs – famille mais aussi professionnels de la petite enfance – des activités et temps de partage dont l’objectif est inchangé depuis sa création : tisser du lien entre les adultes et les enfants. Le festival, pensé d’abord pour combler un manque, celui de spectacles à destination des 0-3 ans, s’est enrichi au fil des années de propositions pour tous les âges. Les spectacles à l’affiche cette année s’inscrivent dans la continuité de cet esprit rassembleur qui en a fait, encore une fois, le succès.
« Que les parents se sentent pleinement public, pas seulement accompagnateurs »
C’est la volonté affichée par Annabelle Bariteau et Ophélie Malais, programmatrices du festival. La qualité des pièces donne à chacun la place de s’émouvoir, quel que soit son âge. Dans Bastien sans main, Julie Badoc, comédienne et Simon Aravena, jongleur, racontent l’histoire d’un petit garçon « différent » et de sa maîtresse. « Quel est le mot, pour Bastien ? » C’est la question à laquelle cette dernière doit répondre pour aider le garçon à trouver sa place dans la classe. Comment faire avec la différence ? Portés par une mise en scène simple et finement chorégraphiée, les deux artistes se renvoient la balle avec adresse, au sens propre. « Le jongleur est à part dans le monde du cirque, il est dans sa bulle », confie Simon. Comme Bastien, l’enfant qui n’a pas les mots pour dire les choses. Conçu en résidence dans des écoles maternelles, le spectacle offre une grille de lecture multiple qui parle à tous. Le bord plateau qui suit la représentation en témoigne : une grand-mère remercie les comédiens pour la note d’espoir qu’ils lui ont apportée. Julie Badoc se souvient d’une spectatrice qui voulait que le spectacle soit remboursé par la sécurité sociale ! De là à rendre le théâtre obligatoire, il n’y a qu’un pas…
Et pourquoi pas ?
Un autre duo, celui des deux musiciennes de Söta Sälta, clôturait le festival avec son spectacle C’est étrange. Entourés d’un bric-à-brac d’instruments plus ou moins orthodoxes – vibraphones, xylophones, clochettes, accordéons, percussions, casseroles – Linda Edsjö et Elsa Birgé ont invité les spectateurs à un voyage dans leur univers drôle, absurde et poétique. Tour à tour ange et âne, fée et loup, caméléon et grenouille, elles se donnent la réplique en français, en suédois et en charabia. Du curieux au bizarre et du bizarre à l’étrange, on y fait aussi la rencontre d’une mangeuse de vers de terre, et de trolls qui ne sont ni petits, ni gentils. « Nous avons voulu aller jusqu’à la limite où le curieux devient effrayant », racontent-elles, sans jamais toutefois se départir de leur humour. Du public, les rires fusent, les voix s’élèvent pour chanter avec les artistes le poème mis en musique de Robert Desnos, La Fourmi, qui a dû rappeler des souvenirs aux plus âgés – mais si, rappelez-vous : « Une fourmi de 18 mètres, avec un chapeau sur la tête, ça n’existe pas, ça n’existe pas… Et pourquoi pas ? » Ce « pourquoi pas » est l’autorisation que le duo espère donner aux enfants, et à leurs parents, de « faire de la musique avec n’importe quoi ».
Le droit de dessiner sur les murs
Pendant une semaine, la Maline a vécu au rythme du festival. Dans son hall d’accueil, transformé en espace convivial, les enfants ont eu le droit de dessiner sur les murs… où deux grandes affiches à colorier étaient suspendues. Autour des représentations, des apéro-sirops étaient offerts au bar et un grand goûter final en a marqué la clôture, samedi.
Certes, la fête est finie, mais le spectacle continue : en juin, la Maline accueille la compagnie Au fil du vent et son château-poulailler ambulant, à découvrir à partir de 7 ans.

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