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La Cale Cazavant enfin baptisée

C’est vendredi 8 juillet que la mémoire de Gaston Cazavant a été officialisée à Ars en baptisant, de son nom, la cale de mise à l’eau, que tout le monde appelait déjà la cale Cazavant.
En effet depuis près de sept ans, l’association d’information arsaise (AIA) désirait imprimer le nom du célèbre charpentier marine, devant son ancien chantier à bateaux et c’est désormais chose faite.
Le maire d’Ars en Ré, Jean-Louis Olivier, a dévoilé une belle plaque aux reflets bleutés conçue par l’artiste peintre Philippe Deschamps, en présence de Marie-Hélène Chastanet, présidente de l’AIA, des membres de l’association et des résidents du village. L’événement, cela est tout naturel, n’a pas rassemblé la foule des touristes habitués aux manifestations estivales puisqu’il avait un caractère essentiellement communal.
Dans l’ancien chantier à bateaux du Casseron, aujourd’hui locaux désaffectés de la DDE, l’AIA avait organisé la rétrospective de toute une vie de labeur.
Une rétrospective émouvante

Gaston Cazavant, né en 1907, s’était installé dans ce petit atelier pour construire des bateaux de travail à fond plats pour la pêche ou le transport. Dès 1937 il mit au point un monotype, dériveur robuste à bouchains vifs de 5,30 m de long, 1,40 de large et pesant environ 300 kg. Après-guerre, à la demande des premiers estivants qui désiraient « faire de la voile » dans le Fier, il reprit les plans de son, désormais fameux, Cazavant pour en construire, à partir de 1946, près de 250 modèles similaires. Et ce fut au sein de cette véritable flotte que les jeunes gens apprirent à piloter sur les Cazavant, sous les conseils avisés de Tatave, marin et peintre à Ars.
Beaucoup de photos avaient été réunies, de lui-même, de ses amis et de ses multiples constructions. Il y avait également ses outils, d’un temps passé, des aquarelles de Tatave, illustrant le travail du maître, des maquettes de Cazavant et de bien d’autres réalisations tel Grain de sel, un dériveur construit en 1938 qui navigue encore aujourd’hui dans le Fier. On pouvait lire, affichés aux murs de l’atelier, des textes d’heureux propriétaires qui lui témoignaient, avec beaucoup d’émotion, toutes les joies que le dériveur leur avait procurées et parfois même les peines, avec des récits d’échouage et de tempête.
Sur le quai, autour du pot de l’amitié proposé par l’AIA, les Gaillards du Pertuis égayaient de leurs chants marins ce moment historique suivis par le répertoire plus instrumental de la fanfare des musiciens d’Ars. Ce fut la belle occasion, pour Philippe Deschamps, de faire don à la commune d’une toile originale montrant le port d’Ars, la cale Cazavant et Gaston Cazavant, lui-même, en plein travail. Le maire nous assure en la recevant des mains du peintre, qu’elle sera en bonne place et bien en vue dans une salle de la mairie.
Devant la cale Cazavant, sept petits dériveurs colorés, tous pavoisés pour la fête, tiraient sur leurs aussières, prêts à repartir au vent.
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