Branle-bas de combat à l’aéroport de La Rochelle – Île de Ré

Aux côtés de Robert Butel, président de la Chambre de commerce et d’industrie de La Rochelle, et de Thomas Juin, directeur de l’aéroport La Rochelle-île de Ré, Michael Cawley et Jonathan Brisy, dirigeants de Ryanair, entendent alerter l’opinion sur la menace qui pèse sur les accords de croissance passés avec les aéroports low-cost.
Un contrôle sur la légalité des aides de l’État
À la suite d’une plainte de la compagnie Air France, en 2008, qui remet en cause les accords entre différents aéroports et Ryanair, et de plaintes d’associations, la commission européenne a ouvert 18 enquêtes sur les aéroports low-cost, ciblant essentiellement les contrats Ryanair sur la croissance du trafic dans les aéroports secondaires et régionaux, de nature à remettre en cause la légalité des aides de l’État. « Le fait que la commission européenne, depuis sa défaite dans l’affaire de Charleroi en 2008, ait augmenté le nombre d’enquêtes sur les accords de croissance dans les aéroports ”Ryanair”, est une évidence de ”la vendetta” appliquée par la Direction générale de la concurrence et par la commission européenne contre Ryanair, les aéroports low-cost et leur succès continu » selon Michael Cawley.
L’inquiétude des acteurs économiques
Si l’action de la commission européenne devait remettre en cause les accords de croissance passés entre Ryanair et différents aéroports, celui de La Rochelle-île de Ré devrait augmenter ses coûts pour les compagnies, ce qui provoquerait une augmentation du prix des billets d’avion, conduirait à une réduction du nombre de lignes, voire à leur suppression. Thomas Juin et Robert Butel de leur côté ne cachent pas leurs inquiétudes sur les répercussions qu’entraînerait le retrait de la compagnie Ryanair pour l’aéroport et tous les acteurs économiques régionaux, irrigués par le trafic en constante progression : « Les sept lignes Ryanair représentent 60 % de l’activité. Nous atteindrons en 2012 le million de passagers annuel, avec des retombées économiques évaluées à 35 millions d’€ par an. Depuis l’ouverture des lignes Ryanair, 100 millions d’euros ont été injectés dans l’économie régionale » selon la CCI. L’enjeu est donc d’importance, avec à la clé une possible fermeture pure et simple de l’aéroport.
La mobilisation s’organise
Déjà en 2004, la commission avait jugé que les accords low-cost de Ryanair à Bruxelles-Charleroi incluaient des aides de l’État illégales. Ce jugement rejeté par la Cour européenne en 2008, n’a pas été contesté par la commission qui poursuit ses enquêtes. Surprenant ! Les aéroports concernés par les enquêtes de la commission européenne réagissent. Ils s’organisent pour lui faire entendre raison.
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L’ouverture d’une procédure d’enquête donne la possibilité, aux personnes ou entités qui le souhaitent, de faire part à la Commission Européenne de leurs observations. Vous avez jusqu’au 4 juin pour le faire, à l’adresse suivante :
Commission européenne – Direction générale de la Concurrence – Greffe Aides d’État – 1049 Bruxelles
Fax : + 32 2 296 12 42
Il faut mentionner clairement que vos observations sont communiquées dans le cadre de la procédure intitulée : Aide d’État SA.26494 – France – Aéroport de La Rochelle
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